
À l’aube des municipales de 2026, le terme communalisme — issu des traditions de la démocratie directe, de la décentralisation et de l’auto-institution populaire, et réactivé par le paradigme de l’Écologie Sociale — tend à être recyclé en label électoral par diverses forces partisanes. Or lorsque des appareils institutionnels s’approprient un vocabulaire d’émancipation pour légitimer des stratégies de conquête et de gestion du pouvoir, ils opèrent une transformation politique décisive : le mot est vidé de sa portée subversive, replié sur la représentation, et son potentiel révolutionnaire s’en trouve neutralisé.
Ce que l’Atelier ESC appelle un détournement conceptuel, loin d’être un simple « mauvais usage », révèle une incompatibilité structurelle entre forme-parti et communalisme radical : le premier vit de la délégation, des appareils et de la gestion institutionnelle ; le second vise à déspécialiser le pouvoir, à instituer des assemblées populaires souveraines et à confédérer les communs au-delà des calendriers électoraux.
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