
On est frustré.e des articulations classe/race/genre qu’on croise un peu partout. On a l’impression que le milieu toto est à la traîne des léninistes dans ses analyses des oppressions du fait de l’absence d’une ligne de classe forte. Or on veut pas soutenir les courants antiracistes ou anti-impérialistes des communistes autoritaires – qui cachent toujours des horizons étatistes et nationalistes. On ne veut pas non plus rejoindre des orgas trotskystes, dont la forme « parti », hiérarchique, représentative et centralisatrise nous semble une impasse pour la lutte. Mais on en a marre de l’absence de questions de classe chez les toto.
Enfin, on est satisfaite ni de l’articulation des termes posées par les « class first », qui font de la classe la « lutte principale » par rapport à la race et au genre, ni de l’articulation intersectionnelle, qui fait de la classe une oppression parmi d’autres.
On veut prendre le temps de ré-articuler ces termes, dans la lignées d’autres théories. Et bon. De distribuer quelques bastosses aussi.
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